Le 13ème de Ligne

Historique du 13ème de Ligne

Origine : la mobilisation de 1870, survenue à l’occasion de la guerre franco-allemande, ayant dévoilé certaines lacunes dans l’organisation de nos forces, il fut décidé, en paix revenue, d’y remédier. En conséquence, la réorganisation de notre armée du 16 août 1873 porta notamment de douze à quatorze le nombre de nos Régiments d’Infanterie de Lignes actifs. Les deux nouveaux Régiments reçurent logiquement les numéros 13 et 14 et furent formés par prélèvements de compagnies entières (cadre et troupe) sur les douze existants déjà, qui à une date déterminée changèrent de corps afin de les constituer.

La belle époque : Dans le cadre ainsi défini, le 13ème de Ligne fut constitué à Mons le 1er avril 1874.

  • Trois compagnies du 1er de Ligne, trois du 4ème et trois du 7ème de Ligne.
  • Deux compagnies du 3ème de Ligne, deux du 6ème de Ligne et deux du 11ème de ligne.
  • Une compagnie du 10ème de Ligne.

Il reçût son drapeau des mains de SM le Roi LEOPOLD II le 15 juillet 1875 au camp de BEVERLO.
Avant la première Guerre mondiale, le 13ème de Ligne occupa les garnisons ci-après :

  • 1874 – 1881 : MONS
  • 1881 – 1883 : CHARLEROI (avec un Bataillon à ANVERS)
  • 1883 – 1886 : HASSELT (avec un Bataillon à DIEST et un autre à BEVERLO)
  • 1886 – 1892 : ANVERS
  • 1892 – 1914 : NAMUR (avec école régimentaire à DINANT).

Campagne 1914 – 1918 : le 13ème de Ligne combattit successivement à NAMUR, à TERMONDE, sur l’YSER, à MERCKEM ainsi que dans les deux offensives libératrices. Il termina la campagne avec six citations : Namur, Termonde, Yser, Merckem, Zarren, Handzaeme, ce qui lui donna droit à la fourragère à la couleur de l’Ordre de Léopold. Il avait perdu au feu 1250 des siens.

L’entre deux-guerre : le 13ème de Ligne passa cette période de nouveau à Namur où il s’identifiait à la ville. Il fit toutefois trois séjours à l’étranger : De décembre 1918 à avril 1919 en Rhénanie. De mars à aout 1920 à Eupen- Malmédy (deux bataillons). De juin à novembre 1924 dans la Ruhr.

Campagne 1939 – 1940 : faisant partie de la 8ème Division d’Infanterie, le Régiment fut affecté pendant la mobilisation à la défense de la position fortifiée de Namur (PFN). Les tragiques évènements survenus sur d’autres fronts le forcera à abandonner sans combat la PFN dès le 15 mai 1940. Remis en ligne sur la Lys, dans le sous-secteur de Vive-St Bavon, Wielsbeke, il y subit le choc de l’ennemi les 24,25 et 26 mai 1940. Sa belle conduite à cette occasion lui valut une septième citation : La Lys 1940. Il avait perdu sur la Lys 91 des siens dont 5 officiers. Pour éviter la capture, son drapeau fut brulé.

Après la libération : le 1er juillet 1946, le IIème Bataillon de la 2ème Brigade d’infanterie “Yser” reçut la dénomination du 13ème de Ligne et reprit les traditions et le drapeau (nouveau) du Régiment. Le 13 juillet 1946, le 13ème de Ligne partit pour l’Allemagne où il reçut pour garnison Siegburg. Malheureusement, lors de la remise de l’armée sur pied de paix, il fut sacrifié en dépit de ses sept citations (15 février 1947). De 1947 à 1976, le 13 ne fit plus partie de la force terrestre sur pied de paix. Dans ce laps de temps, il fut à certaines périodes repris à l’organisation de la force terrestre sur pied de guerre, tandis qu’à d’autres périodes il fut complètement supprimé.

Epoque contemporaine : le 13 fut reconstitué le 17 mai 1976 comme Bataillon AnTitanK et affecté à la 7ème Brigade d’Infanterie. Il absorba à cette occasion la 16ème Cie ATK. Il s’installa comme première garnison à Spich (RFA). En avril 1979, il revient à Marche-en Famenne qui fut sa dernière garnison. Le 13 est jumelé avec la ville de Namur, avec le 94ème RI français ainsi qu’avec les fraternelles de la 2ème Brigade d’Infanterie “Yser “et des 6ème et 13ème Bataillons de Fusiliers. Il entretient des relations suivies avec les communes flamandes de la Lys où il combattit en 1940. Sa devise est “NEC JACTANTIA NEC METU” qui a été empruntée à une porte de l’antique citadelle de Namur, et son insigne, la tour du guetteur qui domine la ville. Son monument aux morts se trouve sur une place de Namur qui porte son nom. Les mesures de restructuration provoquent définitivement sa dissolution en 1993. Ses traditions sont reprises par le 12ème de Ligne Prince Léopold.

 

Source : https://www.amicale12-13li.be/Pages/historique.php

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