GRAND-RECHAIN -14-18 – BENSELIN Maurice Pascal , dit Maur – Combattant-Aviateur

Né à Grand-Rechain le 19 juin 1878.

Parents : Pierre BENSELIN (Fondateur de le filature BENSELIN-MINOR) et Marie Françoise Constance MINOR.

A épousé Juliette CLAVEQUIN.

Fils d’industriel, il participe à des courses cyclistes.

En 1910, il possède un avion Bleriot qui est hébergé à Kiewit-Hasselt. Il participe au premier meeting aérien à Kiewit du 9 au 16 octobre 1910.

Engagé volontaire, Officier aviateur, observateur, sergent à la 1ère escadrille d’aviation.

 

Walter M. Pieters reprend une biographie de Maurice Benselin, voici ce qu’il écrit dans son livre »The Belgian Air Service in the First World War » :

Né à Grand Rechain, Verviers, le 19 juin 1878, il travaillait dans l’industrie avant la guerre et travaillait dans la filature de son père.

En 1900, il faisait du vélo sur un triplet (vélo à trois) et était assez célèbre dans la région de Verviers où il habitait. Il était également un ami proche du constructeur automobile Ruhl et, pour ce dernier, il était pilote d’essai pour ses voitures construites entre 1904 et 1906.

Pionnier de l’aviation, il vole de Cologne à Liège le 13 avril 1911.

Au début de la guerre, il est attaché à la Compagnie des Aviateurs en tant qu’observateur du 1er Sergent « Sacha » Petrowski, un volontaire russe.

Alors que son pilote était affecté à des missions de bombardement, Benselin est devenu observateur / bombardier et a effectué sa première mission le 4 septembre 1914 en lançant une bombe sur la gare d’Etterbeek.

Deux jours plus tard, il lance des fléchettes et une poignée de bombes sur un bivouac allemand à Lebbeke.

D’autres missions de bombardement ont suivi sur l’aérodrome de Sint-Agatha-Berchem et le 25 septembre 1914, un Taube a été envoyé dans les airs pour arrêter cette menace belge. L’avion allemand a effectivement attaqué, mais Benselin s’est avéré être un bon tireur d’élite, car après quatre tirs avec sa carabine Winchester, il a apparemment blessé l’un des membres de l’équipage.

(Une première victoire de l’aviation alliée sur l’aviation allemande ? : précisions de W. Pieters dans un  échange de courriels avec Arvia : Benselin et de Petrowski n’ont jamais réclamé cette victoire. A l’époque, ce n’était pas important de revendiquer une victoire. De plus, si ils ont certainement blessé un des membres de l’équipage – le pilote – , l’avion a d’abord piqué vers le sol, mais s’est ensuite redressé pour effectuer un atterrissage normal. Pour terminer, il n’y avait pas de témoins belges pour acter cette victoire. Du côté allemand, W. Pieters n’a pas trouvé trace d’un blessé ou d’un tué à cette date.) 

L’avion allemand appartenait au FA 38, qui était le seul Flieger-Abteilung basé à cet aérodrome.

Après que Petrowski eut quitté la Compagnie des Aviateurs, Benselin fit équipe avec le sous-lieutenant Jean Petit pour effectuer des missions de bombardement.

Le 17 décembre 1914, après avoir lancé trois bombes sur une position de tir près de Slype, son avion a été touché par des éclats d’obus, mais Benselin a pu atterrir en toute sécurité à Coxyde.

Le 20, il a visé quelques bombes sur un ballon «drachen» à Leffinghe.

Benselin et le lieutenant Jean Petit ont été faits prisonniers le 1er juin 1915. Ils ont commencé un vol de reconnaissance à 17 h 50 et ont été touchés par un tir de la défense anti-aérienne allemande à 18 h 30. Leur Farman F20 s’est écrasé près de Martjevaart. L’un des deux hommes portait le nouvel uniforme kaki et les Allemands pensaient devoir traiter avec un équipage belge / britannique.

Benselin était à sa 53ème mission. Il a été engagé dans trois combats et est souvent crédité de deux victoires officielles bien qu’aucune ne soit réellement trouvée. Il a passé son temps en tant que prisonnier de guerre à Krefeld puis à Heidelberg jusqu’en décembre 1917, date à laquelle il a été libéré par les Allemands en raison de son âge.

Il fut ensuite interné en Suisse le 13 juillet et rapatrié en Belgique le 6 juillet 1918. Il réussit à regagner la Belgique inoccupée et rejoignit l’armée, le 30 septembre 1918.

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